RÉFLEXIONS. La Bible pour les débutants.

RÉFLEXIONS pour Ex 17:1-16

La lecture d'aujourd'hui se compose de deux parties qui, à première vue, ne sont pas directement liées entre elles. La première mentionne un incident au désert, lié à l'indignation du peuple qui réclame de l'eau et reproche à Moïse ce dont, bien sûr, il n'était nullement responsable (v. 1-7). Il faut noter que ce n'était déjà plus le premier cas de ce genre : quelque chose de semblable s'était produit très peu de temps après la sortie du peuple d'Égypte vers le désert, de sorte qu'il existait déjà un précédent de résolution heureuse de situations de ce type (Ex 15:22-25). La seconde partie est consacrée à la description d'une escarmouche survenue aux Hébreux en chemin vers le Sinaï avec la tribu des Amalécites (v. 8-13).

Nous avons ici devant nous la description de la manière dont Dieu continue d'éduquer spirituellement Son peuple, le préparant à recevoir les commandements et à entrer dans l'Alliance. Bien sûr, les situations liées à l'eau (ou plutôt à son absence) par lesquelles le peuple a dû passer étaient une sorte de leçon de confiance en Dieu. Et il faut reconnaître avec regret que ces leçons étaient mal assimilées. Dans de tels cas, deux développements sont possibles. Dans un cas, si le temps suffit, les mêmes leçons se répètent encore et encore jusqu'à ce que les élèves les assimilent comme il faut. Si le temps manque, il faut pour ainsi dire raccourcir le programme et organiser un examen final, au risque que les élèves négligents ou peu compréhensifs échouent.

Et si les situations liées à l'eau étaient des leçons, la rencontre au désert avec les Amalécites fut un examen. D'ailleurs, un tel examen de la vie devient souvent lui-même une leçon, et souvent une leçon extrêmement dure. C'est ce qui se produisit lors de la rencontre avec les Amalécites. Il n'y avait plus rien à attendre ; il fallait agir, et agir en s'en remettant entièrement à Dieu et en espérant le miracle. Auparavant, on pouvait s'indigner et exiger quelque chose de Moïse et de Dieu ; désormais, il n'était plus question de s'indigner, il fallait rassembler sa volonté et aller au combat.

Le peuple était-il prêt à un tel tournant des événements ? À en juger par l'histoire de Rephidim décrite dans ce même passage, à peine. Mais il ne restait plus de temps pour se préparer davantage : devant eux se trouvait le Sinaï, où toute la plénitude de la responsabilité des relations avec Dieu devrait être assumée non plus par Moïse seul, mais par chacun du peuple. La situation critique vécue par chacun au moment de la rencontre face à face avec l'ennemi a forcé chacun à vivre aussi la responsabilité : car au combat, il s'avère qu'à part Dieu et l'adversaire que l'on a en face de soi, il n'y a plus rien ni personne dans le monde. Et une telle expérience prépare à l'entrée dans l'Alliance mieux que toute autre leçon.