RÉFLEXIONS pour Is 45:11-17
Notre faiblesse spirituelle est telle que, même au coeur de l'action salvifique de Dieu, nous murmurons parce que le salut donné n'est pas tel que nous l'attendions. Cela est propre aux hommes de toutes les époques ; à nos contemporains pas moins qu'aux Juifs du temps de la vie terrestre du Seigneur Jésus-Christ. Les Juifs de la seconde moitié du VIe siècle avant J.-C., auxquels le Seigneur s'adresse par le prophète Isaïe, ne faisaient pas exception en ce sens. En dénonçant ceux qui refusent de voir dans les événements en cours l'intervention du Créateur, le Seigneur parle de Sa toute-puissance et de Son autorité sur tout ce qui existe dans ce monde. Les hommes méfiants, concentrés sur les problèmes terrestres du moment, sont appelés à croire à cette autorité et à cette puissance du Créateur, et à s'appuyer sur elles. C'est seulement ainsi qu'Israël peut entrer dans le salut que Dieu édifie.
Dieu dit que c'est Lui qui a voulu accomplir la délivrance des Juifs captifs par le roi Cyrus, lequel, sans s'en douter lui-même, est devenu la préfiguration de l'Oint de Dieu accomplissant sur la terre l'oeuvre du salut. C'est pourquoi personne ne peut donner des ordres à Dieu dans l'oeuvre de Ses mains, dans la manière dont doit s'accomplir le salut d'Israël. À ceux qui suivront avec confiance la volonté du Créateur, le Seigneur promet un salut éternel, c'est-à-dire quelque chose qui dépasse de loin nos représentations terrestres étroites.
En outre, le passage lu aujourd'hui est important parce qu'en lui nous est révélé, presque pour la première fois dans l'histoire, un nom nouveau et d'une importance exceptionnelle de Dieu : Dieu caché, Sauveur.
