RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Lc 15:1-32

«Ce fils à toi», dit le fils aîné. Le fils cadet a renoncé à sa filiation en réclamant sa part de biens comme si son père était déjà mort, et il a vécu comme si son père n'existait pas, comme s'il n'était pas le fils de celui qui sait aimer. Le fils aîné n'a pas fait cela; il vivait auprès de son père, accomplissait tout ce que son père lui demandait de faire. Peut-être aimait-il même vraiment son père. Mais, comme l'a dit un prêtre dans une homélie sur le fils prodigue, en renonçant à son frère, en ne voulant pas l'appeler frère, le fils aîné renonce aussi au père; il se prive tout autant de la filiation que l'avait fait auparavant le cadet. Car si le cadet est maintenant un fils, «ce fils à toi», et que lui ne le considère pas comme son frère, il cesse par là même d'être fils.

Il en résulte que seul le manque d'amour envers le prochain nous prive de la possibilité d'être enfants de Dieu. Et c'est précisément l'amour qui fait de nous Ses enfants, car l'amour est le trait de famille des saints. Le saint est celui qui appartient à Dieu, et Dieu est amour.