RÉFLEXIONS pour Jn 4:43-54
Un homme important, un officier royal, vient demander à Jésus la guérison de son fils. Jésus répond par des paroles qui, à première vue, portent un jugement négatif sur ce qui se passe ; Il avait dit quelque chose de semblable aux pharisiens qui Le tentaient (voir Mc 8:12). Mais l’officier royal est mû par le souci de son fils, par le désir que sa vie continue. Jésus, Lui, constate simplement un fait triste : sans miracle, il est difficile de croire. Or le Seigneur est venu sur la terre pour que l’on croie en Lui.
Le cœur du Seigneur répond à la douleur d’un homme qui perd son fils, et Il guérit le jeune homme. Ne voulant pas faire de cette guérison une action bruyante et spectaculaire, Jésus renvoie l’officier royal chez lui avec seulement les paroles annonçant la guérison de son fils. Et Il laisse au père un champ de croissance spirituelle : dans la foi. L’officier royal a dû croire aux paroles du Maître et rentrer chez lui, même avec la crainte de trouver son fils déjà mort.
Il fit aussi le pas le plus important sur ce chemin : il n’a pas « volé » ce miracle au Seigneur. Car il aurait sans doute été simple de penser que le jeune homme avait enfin commencé à aller mieux. C’est d’ailleurs ce qu’ont pensé les serviteurs, qui allaient l’annoncer à leur maître. Nous aussi, parfois, il nous est plus facile de penser ainsi.
