RÉFLEXIONS pour Mc 12:28-34
Jésus ne brise pas le monde familier, mais Il le transforme radicalement de l’intérieur, en remplissant les représentations établies d’une juste compréhension. Parmi la multitude des commandements, si familiers, Il en distingue deux, et le sens de la relation de l’homme à Dieu et au monde se dessine aussitôt avec netteté. Il est vrai que le scribe ne s’intéresse qu’à un seul commandement, car, humainement parlant, ce qui est le plus important ne peut être qu’une seule chose. Pourtant le Christ place de manière inattendue deux commandements côte à côte.
Que le commandement de l’amour de Dieu soit nommé en premier est logique et ne pouvait être autrement. Mais que soit placé à côté de lui le commandement de l’amour de l’homme, et qu’aucun autre commandement ne puisse être comparé à ces deux-là, ce fut une percée dans la compréhension de la Réalité suprême. La haute dignité de l’homme, sa déification, voilà ce qui n’existe pas dans les religions extra-bibliques et au nom de quoi Dieu s’est fait homme. Comprendre cela est l’un de ces talents d’or que le Sauveur nous a donnés et qu’il ne faudrait pas enfouir dans la terre, mais mettre plus souvent en œuvre.
Le scribe qui comprend cela, figure d’ailleurs très moderne, n’est pas loin du Royaume de Dieu. Celui qui n’est pas loin n’est pas encore dedans ; il lui reste encore à faire un pas vers le Christ, et ce pas est souvent si difficile à faire. Des personnes comme ce scribe ont souvent du mal à se décider à faire un tel pas, mais pour elles, qui se sont approchées, il serait aussi plus facile d’entrer.
