RÉFLEXIONS. Lectures orthodoxes.

RÉFLEXIONS pour Is 10:12-20

L’eau dont parlent les proverbes de Salomon devient, dans les paroles du Christ, l’eau de la vie. « La source étrangère », c’est tout ce qui captive notre cœur et détourne notre intelligence. Ce qui nous empêche de suivre le Christ. Lors du déluge, l’eau a effacé de la surface de la terre tout être vivant. Et, comme le dit Isaïe : « ...les survivants de la maison de Jacob s’appuieront avec sincérité sur le Seigneur, le Saint d’Israël ». Faut-il donc que l’homme ne puisse se tourner vers Dieu qu’à travers des bouleversements d’une telle ampleur ?

Nous connaissons des cas où une grande douleur ou une grande joie ont permis à quelqu’un de découvrir Dieu dans ce monde. Mais le suivre, le travail quotidien, deviennent pour nous inconfortables ; nous ne comprenons pas et nous ne voyons pas Dieu. Et, faibles de cœur et de volonté, nous suivons des plaisirs et des divertissements agréables mais inutiles pour notre âme. Et nous contribuons d’autant plus aux œuvres mauvaises. D’autant plus nous nous rangeons du côté de ce qui conduira le monde à la Seconde Venue.

Mais la Puissance et la Gloire du Christ nous ont été révélées ; pour nous Il a souffert, Il a pris nos péchés. Ne pas comprendre le prix, ne pas voir comment le monde autour de nous change si nous cherchons à être avec le Christ, combien notre propre vie devient plus joyeuse et plus pleine, voilà précisément notre expérience de la chute. Notre expérience de résistance au Christ, indigne et destructrice.