RÉFLEXIONS pour Si 15:16-17
La principale proclamation qui résonne dans les pages des livres du Nouveau Testament est la nouvelle du Messie qui est né, et du Royaume qui, selon la parole du Sauveur, « s'est approché ». Mais quelle est l'essence de la proclamation des livres de l'Ancien Testament ? Dieu avait-il quelque chose à dire à son peuple et aux autres peuples de la terre avant la venue du Messie envoyé par lui ?
La réponse à cette question se rencontre dans différents textes de l'Ancien Testament, y compris ceux qui sont liés à la tradition de la littérature sapientielle. Et si on la formule brièvement, le sens de la proclamation préchrétienne se révèle être l'annonce de la liberté de l'homme créé par Dieu et de la Loi, qui aide cet homme libre à faire un choix entre le bien et le mal, le péché et la justice, la vie et la mort. Au fond, c'est l'annonce que l'homme est réellement semblable à Dieu : il est aussi libre que Dieu, il peut choisir lui-même son chemin, et Dieu ne se servira pas de son pouvoir pour prédéterminer son choix ou l'empêcher. Et si l'homme choisit Dieu et la vie que Dieu lui propose, il ne restera pas seul dans le monde, sans gouvernail ni voiles : le commandement donné par Dieu deviendra pour celui qui cherche le chemin juste cette boussole spirituelle qui l'aidera à ne pas s'égarer hors de ce chemin qu'il a choisi.
Et pas seulement aux temps préchrétiens : ce n'est pas par hasard que Paul compare la Loi à un pédagogue, un « conducteur d'enfant », en ayant à l'esprit le sens que ce mot avait dans l'Antiquité : un serviteur qui accompagnait l'enfant à l'école et veillait à ce qu'il ne s'écarte pas quelque part en route. Auparavant, la loi donnée par Dieu aidait ceux qui cherchaient la justice à marcher sur le chemin de la justice ; maintenant, elle aide ceux qui cherchent le Royaume à suivre le Christ. Dieu est cohérent dans ses desseins comme dans la manière dont il les réalise. Le reste dépend de nous.
