RÉFLEXIONS pour Lc 1:25-56
En poursuivant son récit, l'évangéliste revient encore et encore au thème principal de son livre : la nouvelle, joyeuse Bonne Nouvelle annoncée à tous les hommes. Après Zacharie, c'est Marie, de la ville de Nazareth, qui entend cette nouvelle.
D'un côté, elle continue la lignée des justes et des prophètes bibliques (comparez sa prière avec le cantique d'Anne, la mère de Samuel, en 1 Règnes, chap. 2), en prenant conscience, dans l'obéissance à Dieu, de son infinie supériorité et de son étonnante proximité. D'un autre côté, elle est « bénie entre les femmes », c'est-à-dire la plus bénie, celle qui a reçu toute la plénitude de l'amour, celle qui a été jugée digne de la plus grande miséricorde de Dieu.
Dans le langage biblique solennel de l'évangéliste, les mots que l'on rencontre ici le plus souvent sont « bénédiction » et « grâce », c'est-à-dire la bonne Parole et la miséricorde que Dieu donne aux hommes. Il est visible que ces mots, dans ce cas, décrivent le mieux la Bonne Nouvelle évangélique, reçue pour la première fois il y a deux mille ans par la Mère du Seigneur Jésus.
