RÉFLEXIONS pour Mc 15:1-15
Le procès de Pilate est l'un des moments les plus terribles du récit évangélique. Le sort de Jésus de Nazareth ne dépend déjà plus du tout de Son enseignement ni de l'attitude des autorités juives envers Lui. Ce qu'Il a fait et ce qu'Il a dit, tout cela n'a déjà plus d'importance. Le Seigneur se heurte ici à une machine impersonnelle créée par les hommes, construite à partir de l'équilibre de leurs intérêts du moment et de leurs calculs de carrière. Même la question de la responsabilité de Pilate paraît pâle et peu intelligible... Et, bien sûr, ce qui frappe, c'est l'incompatibilité de Dieu avec cette machine impersonnelle.
Le comportement de tous les participants au procès, sauf le Seigneur Jésus Lui-même, nous donne un exemple très vif de ce qu'est la non-liberté. Même Pilate, qui fait semblant que tout dépend de sa décision, n'est pas libre. Car ses actes sont déterminés par les circonstances. Juste devant lui se tient le Fils de Dieu, et lui fonctionne au lieu de vivre. En un certain sens, c'est un moment très instructif, parce que la plupart d'entre nous participent d'une manière ou d'une autre au fonctionnement effrayant de cette machine sociale.
