RÉFLEXIONS pour Gn 1:1-2 — le 4 février 2026

RÉFLEXIONS pour Gn 1:1-2

Ces paroles sont les toutes premières de la Bible ; tout le récit biblique commence par elles, et elles contiennent une révélation frappante et très importante. Le simple fait que le monde ait un commencement détermine en grande partie notre attitude à l'égard du monde comme de notre propre vie. Le monde dans lequel nous vivons et dont nous faisons partie est né du néant ; il a été créé par la volonté du Créateur. Cela nous donne la possibilité de penser que le monde et nous-mêmes ne sommes pas le jouet absurde de forces aveugles. Au contraire, à la base de notre être se trouve le dessein du Dieu tout-puissant. Saint Basile le Grand écrivait au IVe siècle que, puisque le monde a un commencement, il aura sans aucun doute une fin. Selon le saint, le commencement du monde témoigne déjà que le monde, et notre existence, ont un but, et que viendra le jour où ce but sera atteint.

Aujourd'hui, nous ne pouvons toucher le dessein de Dieu que par la foi, entrer seulement par la foi dans l'achèvement de l'histoire du monde créé. Mais dès ses toutes premières lignes, la Bible nous dit que l'Esprit de Dieu est présent et actif dans le monde, dans notre vie. Une traduction exacte permet de comparer le mouvement de l'Esprit « au-dessus des eaux » au vol d'un oiseau au-dessus du nid où grandissent ses petits. La Parole de Dieu parle de l'abîme, du chaos que demeure la création sans l'intervention de Dieu. Mais l'Esprit de Dieu est présent et actif, et en cela nous est donné un avant-goût de sa victoire.