RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour Jn 1:29-34

Voilà en quoi consiste d'abord le don de prophétie : non pas à prédire l'avenir, mais à pénétrer le sens de ce qui est déjà en train de se passer. Jésus appellera ensuite Jean le Baptiste le plus grand de tous les prophètes, et maintenant nous lisons comment ce plus grand des prophètes discerne, dans le charpentier de Nazareth jusque-là inconnu, l'essentiel pour quoi le Fils de Dieu s'est incarné sur la terre. Jean utilise la langue et les notions de l'Ancien Testament, témoignant ainsi une fois encore que le Nouveau Testament est la continuation et l'accomplissement de ce qui a été promis dans l'Ancien Testament, que les deux Testaments nous manifestent une seule et même Révélation, qui se déploie dans le temps, dans l'histoire.

« L'Agneau de Dieu ». De Dieu signifie appartenant à Dieu, et non au monde, « qadosh » (saint), destiné à être offert à Dieu. L'agneau, le petit de la brebis, n'est pas simplement un animal du troupeau, mais le sacrifice traditionnel offert à Dieu, depuis le sacrifice d'Abel (Gn. 4) et d'Abraham (Gn. 22). Le sacrifice d'un agneau innocent et sans défaut était accompli pour rétablir la paix avec Dieu, paix rompue par le péché humain. Mais, bien sûr, aucun agneau ne peut par sa mort racheter la faute de l'homme. Seul l'homme, le Fils de l'homme, peut devenir Rédempteur ; mais puisque Dieu ne veut la mort d'aucun des hommes qu'Il a créés, seul le Fils de Dieu, engendré avant les siècles mais devenu homme, pur, innocent et sans défaut, mais ayant pris sur Lui le prix du péché du monde, nous réconcilie avec Dieu par Sa mort sur la croix.

Jean, rempli de l'Esprit Saint, révèle aux hommes cette vérité inimaginable pour eux, et nous voyons comment certains de ceux qui l'écoutent accueillent ce témoignage et deviennent disciples du Christ, apôtres. Si nous accueillons nous aussi ce témoignage, toute notre vie ultérieure sera une marche à la suite du Maître et Sauveur, à travers la mort vers la résurrection et la vie éternelle.