RÉFLEXIONS pour Jn 1:19-28
« La voix de celui qui crie dans le désert ». Ces mots, si on les arrache à leur contexte, sonnent comme un cri de solitude, ils sonnent désespérés. L'homme qui crie dans le désert ne sera vraisemblablement entendu par personne. Mais Jean n'est pas celui qui crie dans le désert, il en est la voix. La voix dans le désert est solitaire et ne peut pas ne pas être entendue, s'il y a quelqu'un pour écouter.
La solitude absolue attend toujours. Jean attend avec une grande tension ; dans le désert de la solitude, il est impossible de ne pas entendre les pas de Celui qui peut combler toute solitude. C'est pourquoi Jean devient ermite, afin d'être le premier à entendre et à préparer le chemin, afin de devenir une voix pour ceux qui n'entendent pas eux-mêmes.
Ces paroles peuvent être une consolation pour ceux qui se sentent seuls. Dans la solitude, on entend mieux. Peut-être Dieu nous donne-t-Il la solitude pour qu'il nous soit plus facile de discerner, dans le bruit et la course de la vie moderne, Sa voix douce, Son appel, Son coup frappé aux portes encore fermées de notre cœur ? Et si nous ouvrons, le désert se remplira de la lumière et de la joie de Dieu.
