RÉFLEXIONS pour Lc 14:1-11
Habituellement, les personnes qui font leurs premiers pas dans la connaissance de l'Écriture se réjouissent de la clarté apparente de ce texte. Comme c'est bien, pensent-elles, «quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé». Et elles s'efforcent de toutes leurs forces d'apprendre la science de l'humilité. Mais bientôt elles découvrent que l'humilité n'est pas une chose si simple. Qu'il existe une humilité intérieure et une humilité extérieure. Qu'il y a l'humilité comme antithèse de l'insolence, et l'humilité comme antithèse de la hardiesse.
L'idéal de l'humilité paraît être la Mère de Dieu: «...qu'il me soit fait selon ta parole (Lc 1:38)». Pourtant nous nous adressons à elle par ces mots: «Réjouis-toi, hardiesse des mortels auprès de Dieu» (Acathiste à la Mère de Dieu, ikos 3). Autrement dit, nous devons comprendre ce qu'est la véritable humilité, qui, au moment opportun, cède la place à la véritable hardiesse, et ce qu'est le désir de s'élever, devant les hommes ou devant Dieu, pour exalter sa propre personne. Ici, tout n'est pas aussi simple qu'il y paraît au premier regard. Méditons cela dans la prière.
