RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour Lc 1:46-55

Il n’est pas si facile de trouver dans les quatre Évangiles les paroles de la Mère de Dieu ; ces épisodes se comptent sur les doigts. Et même lorsqu’Elle parle, les évangélistes rapportent en général seulement une brève réplique. Mais pourtant, nous sentons tout le temps Sa présence silencieuse et paisible ; Elle accompagne constamment Son Fils jusqu’à la Croix même et demeure avec Lui jusqu’à la fin. Si l’on y réfléchit, Elle est précisément cette personne qui, depuis l’Annonciation et pour toujours, est auprès de Dieu. C’est là la fidélité de Marie, par laquelle Elle rend à Dieu toute l’humanité égarée. C’est cette fidélité jusqu’au bout comme restitution de la « dette » d’Adam et Ève.

Mais l’humilité de la Mère de Dieu est également très importante. Même lorsqu’Elle veut parler de Sa propre joie, Elle parle surtout de Dieu, non seulement en signe de reconnaissance, mais simplement parce qu’Elle ne se voit pas Elle-même dans cette joie. Parce qu’Elle est tout entière tournée vers Dieu. Elle ne se glorifie pas tant du fait que « désormais toutes les générations La diront bienheureuse », mais Elle se réjouit de ce que la promesse du Seigneur est vraie. De ce que Dieu ne garde pas jusqu’au bout Sa colère contre les hommes, de ce que Son amour pour nous est plus fort que Sa colère.

Et Marie elle-même est le témoignage vivant de cette miséricorde et manifeste ce à quoi nous sommes tous appelés : la fidélité à Dieu jusqu’au bout, l’humilité et l’orientation vers Dieu à chaque instant de la vie.