RÉFLEXIONS pour Jn 8:51-59
Tout au long du huitième chapitre de l'Évangile selon Jean, les Juifs (ou plus précisément les scribes, c'est-à-dire les intellectuels) interrogent Jésus sur ce qu'Il est. Et pourtant, la réponse qu'Il leur donne à plusieurs reprises sous différentes formulations, «Celui qui est depuis le commencement», «la Lumière du monde», «Je suis sorti de Dieu et je suis venu», ils font comme s'ils ne l'entendaient pas. Ou ne veulent pas l'entendre. Et, finalement, la Vérité qui se révèle à eux leur devient inacceptable, impossible à contenir par la simple raison humaine: en fin de compte, il est vraiment impossible de saisir par la logique quotidienne que Jésus de Nazareth, qui se tient devant eux, est bien le Christ, le Sauveur des hommes, Dieu allant à la mort par amour pour sa création.
Cependant, Jésus n'affirme pas seulement Sa nature divine. Il cherche sans cesse à pousser Ses auditeurs à réfléchir au choix que Sa venue sur terre place devant eux: entre la lumière et les ténèbres, entre l'esclavage du péché et la liberté en Dieu, et finalement entre la vie et la mort. Et lorsque la conversation en arrive à cette dernière limite, l'incapacité à accueillir le Message, la nécessité de la foi (qui vient du cœur, et non de l'intellect), ne suscite chez Ses auditeurs que l'agressivité, et ils se jettent sur le Christ avec des pierres. Il ne faut pas penser qu'une telle réaction à la révélation divine ne pouvait se rencontrer que chez les intellectuels du Ier siècle de notre ère.
