RÉFLEXIONS pour Lc 18:26-30 — le 3 décembre 2025

RÉFLEXIONS pour Lc 18:26-30

Les paroles du Christ disant qu'il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux frappèrent profondément Ses auditeurs. Beaucoup, et pas seulement les pharisiens, furent profondément blessés par ces paroles, parce que nous considérons tous la prospérité comme le principal signe de la faveur de Dieu envers l'homme. Si Jésus appelle la richesse un obstacle à l'entrée dans le Royaume, alors qui peut être sauvé? À cela le Seigneur répond que personne ne peut être sauvé. C'est précisément cette terrible vérité que les pharisiens entendent et rejettent dans les paroles du Christ. Toute l'espérance de l'homme de pouvoir faire quelque chose pour atteindre le salut est minée par ces paroles.

Ce sont des paroles terribles, mais elles n'ont rien de nouveau. Un bon demi-millénaire avant le Christ, les prophètes d'Israël en parlaient déjà. « Un Éthiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes habitués à faire le mal? », disait le prophète Jérémie à la fin du VIIe siècle av. J.-C. (Jr 13:23). Ce qui est beaucoup plus important, c'est ce que Jésus révèle dans la seconde moitié de la même phrase: « mais tout est possible à Dieu ». Le salut, l'entrée dans le Royaume des Cieux, dit le Seigneur, est à la portée de Dieu et, ce qui est plus important encore, Dieu veut ce salut des hommes. Il répète à maintes reprises que le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu, et que le Père L'a envoyé non pour perdre les âmes, mais pour les sauver. Ce n'est pas la volonté du Père qu'un seul de ces petits périsse, dit Jésus; la volonté du Père est que celui qui croit au Fils ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. C'est cette volonté du Père concernant notre salut qui vainc notre impuissance pécheresse, et c'est là la principale bonne nouvelle: la Bonne Nouvelle.