RÉFLEXIONS pour Ap 1:1-8 — le 19 novembre 2025

RÉFLEXIONS pour Ap 1:1-8

Aujourd’hui nous commençons à lire le dernier livre de l’Écriture sainte: l’Apocalypse. Ce mot grec signifie révélation, c’est-à-dire ce que Dieu ouvre à ceux qu’Il a choisis au sujet de la réalité invisible et de ce qu’il nous est nécessaire de savoir sur ce qui vient. En lisant ce livre, il faut être prêt à ce que toutes les visions y soient décrites dans un langage de symboles, souvent incompréhensibles et étranges, sans respecter une forme stricte ni une suite narrative régulière. C’est précisément pourquoi cette lecture est toujours liée à un travail minutieux de compréhension et de traduction du texte en un langage accessible. Autrement, le sens de la révélation restera caché ou déformé.

Comme le livre du prophète Daniel, l’Apocalypse répond à la question la plus aiguë pour les croyants: pourquoi Dieu permet-Il les persécutions contre Ses élus? L’apôtre et évangéliste Jean revient aux thèmes principaux de tous les écrits prophétiques de l’Ancien Testament et parle du grand Jour de Yahvé, du peuple saint asservi par de puissants ennemis, dispersé et presque anéanti à la suite de cruelles persécutions, de l’annonce du jour du salut et de la nécessité de veiller dans l’attente de la Seconde Venue.

Dans le bref texte d’aujourd’hui, nous trouvons la salutation aux sept Églises, et l’emploi du nombre qui exprime la plénitude signifie pour nous une adresse à toute l’Église. Jean voit et contemple ce que le Seigneur lui donne et, utilisant le langage des prophètes de l’Ancien Testament, il tente de revêtir ce qu’il a vu de la forme la plus compréhensible pour nous. La proximité de la fin du monde est pour lui si évidente qu’elle pourrait nous troubler, si le lien avec les paroles du Christ sur le mont des Oliviers, disant qu’il ne nous est pas donné de connaître les temps et les moments, n’était pas manifeste. La proximité de la venue du Christ dans la gloire doit signifier pour les croyants une disponibilité et une vigilance constantes. Jean nous appelle à garder la prophétie, nous ramenant ainsi à ceci: la prophétie n’est pas une prédiction de l’avenir, mais l’annonce de la volonté de Dieu par Son envoyé. L’accomplissement de cette volonté est précisément ce pour quoi l’homme a été créé par Dieu, qui est l’Alpha et l’Oméga, le Souverain de la création et de l’histoire, leur commencement et leur fin, ou, comme le dit Isaïe, le premier et le dernier (Is 44:6).