RÉFLEXIONS pour Ac 26:1-32
Le discours de Paul devant Agrippa peut en même temps être appelé sa confession. Paul expose l'histoire de sa conversion, qu'il avait déjà racontée plusieurs fois devant différents auditoires, mais ici elle résonne d'une manière particulière. On peut sentir la fermeté de Paul, trempé par les persécutions et par le danger mortel qu'il avait affronté plus d'une fois, danger qui ne s'était pas encore éloigné de lui.
Les paroles du Christ se sont accomplies: «...on vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus dans les synagogues; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois à cause de Moi, pour leur servir de témoignage» (Mc 13:9). Ces paroles s'accompliront encore bien des fois au cours des millénaires, mais maintenant elles se sont accomplies en cet homme qui avait lui-même été persécuteur.
La réaction de Festus au discours de Paul n'a guère dû surprendre l'apôtre, lui qui écrivait aux frères: «...nous prêchons le Christ crucifié... folie pour les Grecs» (1 Co 1:23). Agrippa, lui, se tient avec plus de correction, en gardant sa dignité royale. Il n'accueille pas les paroles de Paul, mais il n'abuse pas non plus de sa position pour le supprimer ou l'écraser moralement.
Il est difficile d'imaginer ce qui se passait dans le coeur d'Agrippa après la prédication de l'apôtre. Mais, en tout cas, nous voyons qu'Agrippa n'a pas l'intention de violer la loi et qu'il veut la justice. Et si, en cela, se manifestait une réponse de son coeur à la prédication de Paul?
