RÉFLEXIONS pour Ac 25:1-27
Le procurateur Festus a défini avec assez de précision le fond du conflit de Paul avec les Juifs. Il s'agit du culte rendu à Dieu et d'un certain Jésus mort, dont Paul affirme qu'Il est vivant. Paul lui-même dit à plusieurs reprises dans ses lettres qu'il souffre pour le nom du Seigneur Jésus, pour le message de Sa résurrection. Sur le fond d'une compréhension aussi claire du problème par le procurateur, la position de Paul, qui veut porter cette question devant le jugement de César, paraît quelque peu étrange. L'empereur romain possède-t-il donc aux yeux de Paul une telle autorité qu'il puisse juger si Jésus est vivant ou non, si la foi de Paul et de tous les chrétiens est vaine ou non?
Bien sûr, on peut dire que le tribunal impérial n'est qu'un prétexte pour parvenir sous la garde des soldats jusqu'à Rome et y prêcher la Bonne Nouvelle. Si tel est le cas, nous devons apprendre de Paul l'art d'utiliser les circonstances de la vie pour accomplir notre vocation. Mais il est possible aussi que l'idée d'un jugement humain sur la vérité de l'Évangile ne soit pas si absurde. En effet, quelques années seulement après l'arrivée de Paul à Rome, des milliers d'habitants de la capitale, depuis les patriciens jusqu'aux esclaves, rendirent leur verdict dans cette affaire en recevant le baptême et le martyre pour la vérité de la Résurrection.
Aujourd'hui encore, l'Évangile ne s'impose à personne. Il exige encore et encore notre jugement sur lui: une décision personnelle et concrète sur la question de savoir si Jésus, mort, est vivant, et si Son serviteur Paul a raison.
