RÉFLEXIONS pour Lc 15:1-10
Les paraboles du Seigneur Jésus sur la brebis perdue et la drachme perdue, surtout la première, ont exercé une influence exceptionnelle sur la conscience de nombreuses générations de chrétiens. L'image du pasteur portant sur ses épaules la brebis retrouvée fut représentée par les chrétiens de Rome sur les murs des catacombes, et elle devint la première icône du Christ. Depuis le VIIIe siècle jusqu'à aujourd'hui, dans l'Église d'Orient, en accompagnant nos frères vers leur dernier chemin, nous chantons : « Je suis la brebis perdue ; appelle-moi, Sauveur, et sauve-moi ». C'est l'une des images les plus fortes du salut et l'un des exposés les plus brefs de l'essence de l'Évangile. Dieu est venu dans ce monde comme Pasteur pour sauver la brebis qui s'était enfuie loin de Lui. Dans les ravins, dans les profondeurs les plus basses de la terre, et même jusqu'aux enfers, Il descend pour nous trouver. Ici tout est important : le fait que la brebis se perde par sa propre sottise, sans suivre le Pasteur ; le fait qu'elle soit incapable de revenir à Lui par elle-même ; et le fait que le Pasteur parte à sa recherche, mû par l'amour et la compassion.
Mais le plus important est ce que le Seigneur voulait dire par cette parabole aux pharisiens qui L'interrogeaient. Ils pensaient que le Christ devait s'occuper d'eux, eux qui observaient scrupuleusement des prescriptions rituelles minutieuses et méprisaient les autres hommes. Aujourd'hui, nous avons différents titres honorifiques : médecin émérite, enseignant émérite, et d'autres encore. Les pharisiens, pour parler notre langue, voulaient être des justes émérites, dotés de privilèges dans le Royaume du Christ. Mais dans ces deux paraboles, le Seigneur leur a répondu que Dieu a besoin de toutes Ses brebis, et non seulement de quelques-unes. Et seul le repentir fait de toi une brebis retrouvée, et non un bélier orgueilleux et désobéissant.
