RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour Ac 26:8

L'apôtre Paul pose cette question au roi Agrippa, aussi demi-croyant que la plupart des personnes qui vivent aujourd'hui sur terre. De telles personnes pensent que Dieu existe apparemment, mais leurs représentations de ce qu'Il est, de ce que peuvent être les relations avec Lui et de ce que cela signifie pour la vie de l'homme sont parfois très éloignées de la véritable piété.

Avec quelle justesse Paul formule sa question rhétorique, qui n'exige pas de réponse immédiate mais pousse à réfléchir, à l'un de ces hommes. Il ne met pas en doute l'existence de Dieu, mais il ne la démontre pas non plus. Bien plus, il ne demande pas l'opinion du roi Agrippa sur la toute-puissance de Dieu ; sinon, il aurait posé la question : « Est-ce impossible que vous considérez... » Non, pour Dieu, assurément, tout est possible. Mais on peut tenir pour invraisemblable que Dieu fasse quelque chose qui contredise Son dessein, Sa volonté. Si la mort a été créée par Dieu, si tel est Son dessein pour le sort de l'homme, alors la résurrection des morts est tout à fait invraisemblable. Mais l'Écriture affirme que la mort est la conséquence de la chute (Gn 3), et par les prophètes (la question de Paul à Agrippa au v. 27 n'est pas fortuite), Dieu révèle qu'Il ne veut pas la mort de l'homme : « Je suis vivant, dit le Seigneur Dieu : je ne veux pas la mort du pécheur, mais que le pécheur se détourne de sa voie et qu'il vive » (Ez 33,11). Et pour Dieu, il est tout à fait normal de réparer ce que nous avons déformé ; c'est pourquoi la résurrection des morts ne peut en aucune manière être tenue pour invraisemblable.