RÉFLEXIONS pour Mt 5:1-12
Dans l’une des béatitudes, il y a un mot qui suscite souvent des questions et des malentendus. Ce mot est « douceur », ou plus précisément l’adjectif qui en est formé (voir Mt 5:5).
Quelles qualités possède une personne douce ? Combien souvent on se représente l’image d’un être blotti dans un coin, incapable (ou ayant peur) d’ouvrir la bouche et de se manifester d’une quelconque manière... Le dictionnaire explicatif nous donne cette définition de l’homme doux : soumis, sans méchanceté, humble. Mais à la définition « soumis », il faut ajouter une précision : soumis à qui ?
Mais sans doute le plus important de ce que Jésus voulait dire, nous pourrons le comprendre lorsque nous nous souviendrons qu’Il est Lui-même « doux et humble de cœur » (Mt 11:29). Et Il nous appelle à apprendre de Lui cette douceur et cette humilité.
À qui et à quoi Jésus-Christ est-Il donc soumis ? Nous ne pouvons parler avec certitude que de Sa soumission à la volonté du Père. En effet, chaque homme a besoin de prendre conscience de l’existence d’un « principe supérieur », et non seulement d’en prendre conscience, mais d’avoir une relation vivante avec Dieu. Car c’est précisément sous le regard aimant, encourageant et approbateur du Père que nous pouvons faire nos premiers pas, grandir spirituellement. Et même Notre Seigneur, en S’incarnant, avait besoin du soutien paternel.
