RÉFLEXIONS pour Lc 14:1-6
Il est frappant que les pharisiens se taisent en réponse à la question du Christ : est-il permis de guérir le jour du sabbat ? Au fond d’eux-mêmes, ils estimaient en fait que ce n’était pas permis. Savoir si la guérison est un travail, « faire ses propres affaires », interdit le sabbat, est une grande question. Les pharisiens pensaient que c’était un travail, mais leur opinion était loin d’être évidente. L’essentiel est que les pharisiens estimaient qu’un homme malade depuis longtemps pouvait attendre jusqu’au lendemain, afin qu’aucune situation troublante ne se produise. Car peut-être le Tout-Puissant considérerait-il quand même la guérison comme un travail et, par conséquent, comme une transgression du commandement.
C’est avec ce point de vue que le Seigneur n’est pas d’accord. Il compare le malade qui, enfin, au prix d’efforts immenses, est parvenu jusqu’à Lui, à un bœuf tombé dans un puits, qu’il faut tirer immédiatement pour qu’il ne périsse pas. Les doutes théologiques et le rite passent au second plan devant la souffrance de l’homme qui s’est enfin présenté devant la face de Dieu. C’est précisément cela qui fait de la foi du Christ, pour nous, une réponse à la question de la vie et de la mort, et non à celle d’un comportement plus ou moins pécheur.
