RÉFLEXIONS pour Ac 15:1-35
En route vers Jérusalem, Paul et Barnabé, traversant la Phénicie et la Samarie, causaient une grande joie en racontant aux frères la conversion des païens. Se réjouissaient ceux qui vivaient parmi les païens et les croyants d’autres religions; ces frères, sans entrer dans les subtilités légalistes, se réjouissaient de ce que de nouvelles personnes se joignaient au salut. Mais d’autres croyants, qui avaient récemment appartenu à l’hérésie des pharisiens et tentaient maintenant d’introduire dans l’Église leurs notions habituelles, ne se réjouissent pas. Le Christ avait averti d’avance Ses disciples: «...gardez-vous du levain des pharisiens» (Mt 16:6), et voilà qu’il commença à se manifester.
C’est Pierre qui résiste aux pharisiens. Certains interprètes ont tenté de séparer Pierre et Paul; pendant un temps, il a même existé une théorie qui cherchait à séparer le «pétrinisme» et le «paulinisme» comme deux orientations différentes et prétendument contradictoires dans l’Église primitive, mais ici nous voyons que Pierre et Paul sont unis. S’il y avait entre eux des différences, elles tenaient à leur caractère, à leur aspect, à certaines particularités personnelles qui se manifestaient dans leur ministère; mais dans l’essence du ministère, il n’y avait pas de contradiction entre eux.
Le concile des apôtres décida que les nouveaux convertis venus du paganisme devaient observer les commandements, mais non toute la Loi obligatoire pour les Juifs. En cela, les apôtres ne contredisaient pas la loi juive, qui n’exigeait pas des païens l’observance de normes morales dépassant les commandements de Noé. C’est pourquoi même ce qui, dans les actes de l’Église primitive, paraît à beaucoup être une rupture avec l’Ancien Testament correspond à ce qui est écrit sur ses pages.
