RÉFLEXIONS pour Ac 13:1-12
Dans cette histoire, il est très important de comprendre qu’Élymas n’est pas l’ennemi des apôtres, et que les apôtres n’ont aucun pouvoir pour punir d’une manière quelconque leurs opposants ou ceux qui pensent autrement. Et cela est important parce que nous sommes très enclins, au nom d’une œuvre agréable à Dieu, à nous chercher des ennemis et, si nous en avons la possibilité, à les punir comme il faut. Que s’est-il donc passé?
Comme nous nous en souvenons, dans l’Écriture, la cécité exprime très souvent une résistance consciente ou inconsciente à Dieu. Vous souvenez-vous de la manière dont le Seigneur parlait de «l’aveugle qui conduit un aveugle»? Il est particulièrement significatif d’entendre des paroles sur la cécité de la bouche de Paul, qui avait lui-même traversé l’expérience de l’aveuglement lorsqu’il persécutait l’Église et le Christ. C’est précisément cet épisode avec Paul qui nous fait comprendre que l’aveuglement d’Élymas est moins un châtiment qu’une action de Dieu plaçant l’homme dans une situation tout à fait particulière, celle de la nécessité de choisir, choix qui reste toujours libre, entre la lumière et les ténèbres, entre l’hostilité envers Dieu et la foi.
