RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Mt 26:36-46

En entrant au jardin de Gethsémani, le Christ demande très peu aux disciples: de la compassion, un adoucissement de Son extrême solitude avant la mort. Lui qui nous a avertis de la nécessité d’être prêts à porter la croix ne nous l’impose pas du tout de force, car Il en a déjà pris sur Lui le poids principal. Mais c’est précisément pourquoi Il a le droit de nous demander, non pas même de l’aide, car nous n’avons rien avec quoi L’aider, mais une compassion petite et pourtant efficace. Car même une goutte use la pierre, et une petite souris peut aider à tirer un énorme navet.

Mais les disciples se sont assoupis de fatigue et d’angoisse. C’est une petite chose qui nous est si compréhensible et que nous nous pardonnerions facilement. Et, en conséquence, le Maître s’est trouvé dans des ténèbres sans issue. Trois fois les disciples se sont endormis, et l’un d’eux était Pierre, pour qui ce triple assoupissement fut le prélude du triple reniement. Déjà à Gethsémani, il avait la possibilité de comprendre qu’il ne fallait pas exagérer sa fermeté d’alors. Mais alors il ne l’a pas encore compris.

Or le Seigneur n’exige pas si souvent de nous quelque chose de démesuré; d’ordinaire, ce qu’Il demande est à la mesure de nos forces. Mais nous nous laissons nous-mêmes affaiblir par les circonstances qui nous tombent dessus et que nous appelons nous-mêmes « excusables ». Et ainsi nous refusons de L’aider à résister au mal du monde.

Bien sûr, Il s’en sortira sans nous. Mais nous sera-t-il facile de nous tenir devant Lui si nous n’avons pas voulu accomplir même la plus petite chose qu’Il nous demandait?