RÉFLEXIONS pour Ga 5:11-21
Nous pensons d'ordinaire que la liberté est quelque chose que l'on peut donner à l'homme. On peut lui permettre d'être libre de telle ou telle exigence de la loi, des obligations de se comporter ou de penser d'une certaine manière. On peut permettre à l'homme d'être tel qu'il est. On peut lui donner la liberté d'agir à sa manière. Cependant, à en juger par les paroles de l'apôtre Paul lues aujourd'hui, c'est là une conception humaine qui confond la liberté avec la permissivité.
« C'est à la liberté que vous avez été appelés, frères », dit l'apôtre. Par conséquent, pour lui, la liberté est un exploit spirituel auquel le Tout-Puissant nous appelle. Et cette liberté signifie avant tout la primauté de l'esprit sur la chair. L'apôtre dit que l'esclavage de l'homme, l'état opposé à la liberté, consiste en son incapacité à résister aux convoitises de la chair. L'un des moyens de résister à cet esclavage est la loi, mais elle non plus ne donne pas à l'homme la liberté ; elle nous oblige seulement à résister au principe bas qui nous asservit.
Mais, poursuit l'apôtre, si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes pas sous la loi. Une simple chaîne logique nous conduit ainsi à l'idée que l'essence de la liberté consiste à être conduits par l'Esprit. C'est la seule chose qui nous assure toujours la possibilité d'un choix moral responsable. Il ne s'agit pas ici de la permission de faire un tel choix, mais de l'existence d'une réelle alternative. Si tu n'es pas conduit par l'Esprit de Dieu, tu n'es pas en mesure de choisir la vérité, et tes chemins, même pavés de bonnes intentions, mènent néanmoins à la perdition.
