RÉFLEXIONS pour Mt 17:14-27
Les disciples n'avaient-ils donc pas même une foi grosse comme un grain de moutarde, puisqu'ils n'ont pas pu chasser le démon du jeune homme ? Mais nous avons lu qu'auparavant ils y parvenaient : le Seigneur Lui-même leur avait donné autorité sur les esprits impurs.
Apparemment, la force de la foi n'est pas simplement le degré de notre certitude concernant telle ou telle vérité sur Dieu ou sur le monde. Le Seigneur lie en un tout la foi et la prière, c'est-à-dire la communion avec Dieu. Il ne s'agit donc pas de certitude, mais de proximité avec Dieu, d'unité intérieure avec Lui. Ce n'est pas un hasard si le Seigneur mentionne le jeûne : en jeûnant, l'homme puise sa force vitale non dans la nourriture, mais dans la communion avec Dieu, il vit de Sa vie. Une telle unité ne nous est pas donnée une fois pour toutes. Aujourd'hui nous pouvons être plus proches de Dieu, demain plus éloignés, même si cela n'est pas toujours déterminé par nos impressions subjectives. Par conséquent, ce qui sépare la foi de l'incrédulité n'est pas le doute sur l'existence de Dieu, mais la fermeture intérieure à Lui : l'absence de prière, l'absence d'élan vers Lui.
