RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour Lc 7:31-35

Une profonde amertume résonne dans les paroles du Sauveur sur notre capacité à ne recevoir aucun message de Dieu s'il ne nous convient pas. Il compare le genre humain à des enfants sans discernement, qui ne savent pas vraiment distinguer la joie et le deuil, ni compatir, ni y prendre part. Ainsi, Jean le Baptiste est venu, frappant tous par son ascèse assumée pour notre salut, et nous disons : non, cela ne va pas, il est possédé.

Ainsi aujourd'hui, beaucoup de choses dont témoignent les disciples du Christ, depuis l'appel au monothéisme jusqu'à l'interdiction de voler, suscitent le rejet parce qu'elles paraissent excessives. Un tel Dieu est trop strict, disons-nous. Voici que le Fils de l'homme est venu, et on Le traite d'homme aimant manger et boire du vin. Il est trop proche de nous, Il ne peut pas être l'envoyé de Dieu. Ainsi le témoignage de la présence du Christ dans la vie actuelle de personnes réelles donne l'impression de quelque chose de « non ecclésial », d'inconvenant. Non, un tel Dieu est trop proche !

Comme nous avons peu changé en des milliers d'années... Mais la parole du Christ est inestimable : et la Sagesse est justifiée, littéralement reconnue juste, droite, par ses enfants. Le Seigneur dit que la justesse de l'appel de Dieu à notre égard peut être connue et reconnue par nous si nous sommes enfants de la Sagesse. Et le commencement en est, comme il est dit, la crainte du Seigneur, l'amour tremblant pour Dieu.