RÉFLEXIONS pour Mt 14:28-29
Pour beaucoup de nos contemporains, habitués à interpréter rationnellement les récits d'apparitions miraculeuses, il est difficile d'imaginer que le Christ ait réellement pu marcher sur les eaux. Ces interprètes proposent de considérer cet épisode comme une parabole, presque introduite par malentendu dans le récit principal. On peut cependant rappeler qu'il y a dans le monde beaucoup de choses qui « ne sont pas venues en songe aux sages » et qui peuvent difficilement être expliquées rationnellement. Ne discutons pas, mais remarquons que Jésus ne parlait pas seulement en paraboles : chacune de Ses actions avait aussi le sens d'une parabole donnée à ceux qui L'entouraient. C'est pourquoi, dans la marche sur les eaux, nous avons également le droit de voir non la démonstration de capacités inhabituelles produisant un effet spectaculaire, mais une leçon donnée aux disciples, dont ils devaient eux-mêmes tirer les conclusions.
Pierre, s'il ne l'a pas compris jusqu'au bout, l'a du moins senti, et aussitôt il s'est élancé vers le Christ sur les eaux. Il a pu marcher sur l'eau, et cela signifie que ce que fait le Christ peut aussi être accessible à Ses disciples. Mais à mi-chemin Pierre a douté, et cela nous est si familier ! Combien de fois, ayant entrepris quelque chose, nous cédons à un faux sentiment, du genre : « qui suis-je pour agir ainsi ? ». Et nous commençons à couler là où nous aurions pu tenir ferme.
Oui, après même que nous avons fait notre choix, des doutes sur sa justesse sont possibles, et l'affaiblissement de la foi peut aussi contribuer aux chutes. Mais même alors, Jésus nous tend la main et nous soutient.
