RÉFLEXIONS pour Is 66:18-21
Il apparaît que, parmi les chemins du Seigneur qui s'ouvrent en ce temps, il en est aussi qui conduisent les sauvés en mission vers d'autres peuples, vers les païens. Il ne faut sans doute pas penser que cette prophétie s'est déjà accomplie ; elle continue de s'accomplir. Il ne s'agit pas du fait qu'il existe encore des peuples qui n'ont pas reçu la Bonne Nouvelle du Christ. Mais dans chaque peuple, dans chaque ville et village, il y a encore des personnes plongées, consciemment ou non, dans le paganisme (l'athéisme en est aussi une variété). Et en nous-mêmes, il y a des restes de paganisme en abondance. Chaque fois que nous décidons quelque chose sans même essayer de confronter notre volonté à la volonté de Dieu, lorsque nous ne nous laissons pas guider par l'amour d'un autre, nous sommes de véritables païens. Et c'est vers nous-mêmes qu'il faut diriger notre mission.
Comme il est important, pour une mission réussie, d'avoir ce sentiment que nous et eux sommes au fond une seule et même chose, et que seul le Christ est autre. L'universalité de la mission conduit à l'universalité de l'Église. Comme il est important pour nous tous, ce verset 21, qui indique l'universalisme, l'ouverture supranationale de l'Église, l'absence en elle d'un enfermement de caste.
