RÉFLEXIONS pour Лк 15:1-32
On appelle généralement ces trois paraboles les paraboles du repentir, mais le repentir y est montré sous un angle tout à fait inhabituel. On y décrit moins l’expérience de la personne qui se repent, ses sentiments, sa douleur, etc. ; Jésus parle de la joie de Dieu et de ses anges quand l’homme retrouve le chemin de la maison. C’est le repentir « du point de vue » de Dieu.
Visiblement, ce n’est pas un hasard. Quand l’homme raisonne sur sa conversion, sur sa recherche de Dieu, sur la foi, il est toujours porté à penser à lui-même : à ses motifs, à son chemin spirituel. Dieu apparaît ici comme un « but » sans visage, qu’il faut atteindre, comme un « sens de la vie » abstrait qu’il faut trouver. Or il s’avère que, pour Dieu, notre conversion est bien plus importante que nous ne le comprenons : il se réjouit comme un berger qui a perdu sa brebis aimée et l’a retrouvée, comme une pauvre femme qui rassemble ses voisines pour un repas de fête à cause de la joie d’avoir retrouvé une petite pièce, comme un père qui a vu revenir son fils perdu pour toujours. « Votre destin n’est pas indifférent à Dieu, dit Jésus pour ainsi dire ; que cela vous soutienne sur la route. »
