RÉFLEXIONS. La Bible en cinq ans.

RÉFLEXIONS pour 1Th 4:13-18

Parlant du Royaume et de la vie chrétienne, Paul aborde entre autres la question des morts, qui, à ce qu'on voit, suscitait la perplexité des chrétiens de Thessalonique, et peut-être pas seulement d'eux. Cela était probablement lié au fait que la première génération de chrétiens attendait le retour du Sauveur littéralement d'un jour à l'autre; ainsi, lorsque certains de ses représentants commencèrent à mourir sans avoir attendu la seconde venue, leur mort plongea les survivants dans la perplexité: ils étaient convaincus que la mort avait été vaincue par le Christ ressuscité, de sorte que les fidèles n'auraient plus jamais à la rencontrer, d'autant plus qu'il ne s'agissait pas de la mort des témoins du Christ, mais d'une mort naturelle, ordinaire pour notre monde encore non transfiguré. Paul indique à ses lecteurs ce fait évident: la victoire sur la mort ne signifie nullement qu'on puisse éviter la mort, car le Christ Lui-même ne s'est pas soustrait à la mort, mais l'a vaincue. Et de la part des fidèles, Il attend manifestement la même victoire, qui leur deviendra possible avec son aide (v. 13-14).

Mais cette victoire est inséparable de l'histoire du Royaume, qui se déploie dans notre monde encore non transfiguré, en le rapprochant toujours davantage de la plénitude de la transfiguration. Chaque fidèle recevra la plénitude de la vie, quel que soit le moment où Dieu lui a fixé de parcourir son chemin terrestre: car le Royaume est toujours plus grand que l'histoire et au-dessus du temps; c'est pourquoi ceux qui devront vivre aux jours du retour du Sauveur ne devanceront pas ceux qui auront alors déjà achevé leur chemin terrestre. Lorsqu'il se dévoilera dans toute sa plénitude, le temps, qui détermine la succession des événements dans notre monde encore non transfiguré, cessera manifestement tout simplement d'être pertinent, et avec lui cesseront d'être pertinents des concepts tels que le passé, le présent et l'avenir, du moins sous la forme où nous les connaissons maintenant. Alors, dans la plénitude du Royaume, où il n'y a pas de place pour la mort, se tiendront ensemble devant Dieu ceux dont le chemin terrestre, selon les mesures du monde qui s'en va, s'est achevé depuis longtemps dans le passé, et ceux à qui il sera donné de vivre ses derniers jours (v. 15-17). Ainsi le triomphe du Royaume devient aussi le triomphe et la victoire sur la mort pour tous ceux qui y participent.