RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Is 37:1-38

Le Rabshaqé ne se calme pas. Il ne veut pas comprendre que tous les événements, y compris son retrait de Jérusalem, ne sont pas fortuits, et que le Seigneur ne lui permettra pas de prendre la ville. Il expose sa vision de l'ordre des choses dans une lettre programmatique adressée au roi Ézéchias. Et cette lettre même, remplie de blasphème, Ézéchias la porte sans un mot devant la face du Seigneur.

Quelques siècles plus tard, Jésus conseillera aux croyants, dans la prière, de ne pas suivre l'exemple des païens et de ne pas multiplier les paroles. Nous avons ici une situation semblable : le païen ne connaît pas la mesure dans ses paroles et, en même temps, ne comprend pas de quoi il parle. Mais dans le silence d'Ézéchias se fait entendre le calme qui ne peut appartenir qu'à celui qui met fermement son espérance dans le Seigneur. La réponse du Seigneur fut donnée au roi par Isaïe, mais Ézéchias prépara son cœur à entendre cette réponse pendant sa station silencieuse devant le Seigneur.

On ne se moque pas de Dieu. En Le blasphémant, le Rabshaqé provoqua la perte non seulement de son armée, mais aussi de son roi.