RÉFLEXIONS pour Mt 12:38-45
Les scribes sont des hommes de science typiques. Ils savent ce qui doit arriver et cherchent à obtenir une confirmation expérimentale de leurs suppositions sur Jésus. Ils voudraient recevoir un signe qui les libérerait du choix moral et, surtout, de la nécessité de faire confiance, de «tomber entre les mains du Dieu vivant». Jésus parle du signe du prophète Jonas et de sa résurrection le troisième jour après la Crucifixion. Puis il rappelle les Ninivites, qui se repentirent après la prédication de Jonas, et dit que, «sur fond» de repentir des Ninivites, la recherche de preuves par les scribes tombe sous la condamnation.
Le fait est que Jonas a appelé les choses par leur nom à Ninive. Les actions mauvaises ont été appelées mauvaises (et non cruauté nécessaire), la violence a été appelée violence, et non limitation de la liberté au nom des intérêts de tels ou tels fantômes. La Bible dit que les Ninivites sont eux aussi des hommes, bien que la Ninive de ce temps rappelât les régimes fascistes du XXe siècle. Et le coeur de l'homme est capable de s'ouvrir à la vérité, à une sérieuse évaluation morale de soi. Les Ninivites se repentirent et renoncèrent à leurs mauvaises actions. Il ne leur fut montré ni miracles ni signes, mais ils reconnurent comme juste l'évaluation de leurs actes donnée par Jonas, et ils furent sauvés. Dieu a donné à l'homme un centre moral, la conscience, et nous pouvons être sauvés si nous écoutons sa voix.
En effet, la foi n'est pas tant une question de raison et de preuves qu'une affaire de conscience. Ensuite Jésus dit qu'il ne suffit pas de cesser de faire le mal pour devenir un homme de vérité, un homme de conscience. Il faut commencer à faire le bien, sinon on tombe dans des péchés encore pires. Sur le chemin de la vérité, il est impossible de rester immobile; on ne peut qu'avancer. Si tu ne montes pas, tu tombes.
