RÉFLEXIONS pour Mt 12:15-21 — le 19 juillet 2025

RÉFLEXIONS pour Mt 12:15-21

Des foules suivirent Jésus, et l'évangéliste note qu'il les guérit tous. Remarquons que, dans ce passage, il n'est pas question de la guérison de tous les malades, mais de la guérison de tous ceux qui avaient suivi le Christ. Il est peu vraisemblable qu'il n'y ait eu parmi eux aucune personne sans plainte sur son état physique; après tout, même ceux qui voulaient l'accomplissement de désirs terrestres pouvaient avoir d'autres besoins. Mais la guérison n'est pas seulement la délivrance des maladies; c'est d'abord la restauration de l'intégrité de la personne humaine. Et le Christ est capable de nous accorder une telle guérison à tous, même à ceux qui ne sont pas encore délivrés des maux corporels. Contrairement au proverbe païen «un esprit sain dans un corps sain», le Christ donne la possibilité d'être spirituellement sain même dans un corps malade.

C'est précisément ici que l'évangéliste cite la prophétie d'Isaïe et la déclare accomplie. Le lien des temps ne se défait pas, et le Messie, selon la prophétie accomplie, vient sans effets extérieurs. Sa présence est discrète; il demande constamment qu'on ne lui fasse pas de publicité comme guérisseur. Mais on ne peut pas non plus dire que les attentes de ceux pour qui la venue du Messie apparaissait comme un événement redoutable, changeant radicalement le cours de l'histoire, ne se soient pas réalisées. Car, même si son action sur le monde semblait minimale et demeure jusqu'à aujourd'hui obscure pour beaucoup, c'est bien lui qui a apporté la possibilité d'une guérison radicale de la Création défigurée.