RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour Mt 9:9-13

Il est pénible et répugnant de retomber chaque fois en soi-même sur les mêmes saletés. On a l'impression de tourner en rond. On se repent encore de ce qui semblait déjà dépassé et compris. Et l'on se dit: «Peut-être faut-il rompre le contrat? Notre collaboration ne donne rien».

Mais que reçoit-on en réponse? «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs». Le Seigneur a appelé le pécheur, l'a tiré de la boue, l'a rapproché de Lui. Il a dit que le pécheur Lui était nécessaire. Et il apparaît qu'il n'y avait pas de contrat; il y avait un appel et un consentement. Mon libre consentement à répondre à Son appel, à tout laisser sauf Lui. Et alors, prenant de nouveau conscience de ma nature de pécheur, de publicain qui recueille là où il n'a pas semé, ayant reconnu la maladie dont, même en la soignant, on rencontre sans cesse l'oeuvre destructrice, celle qui a mortifié des parties de toi-même, je viens au médecin.

J'ai toujours mal à cause de moi-même, mais je sais bien qui guérit tout cela, qui apaise la douleur, qui donne la force de se relever. Et, en revenant, tu répètes les paroles du psaume 106: «...Il envoya Sa parole et les guérit, et les délivra de leurs tombeaux. Qu'ils louent le Seigneur pour Sa miséricorde et pour Ses merveilles envers les fils des hommes».