RÉFLEXIONS pour Mt 8:14-22 — le 30 juin 2025

RÉFLEXIONS pour Mt 8:14-22

Ce n’est sans doute pas par hasard que Matthieu souligne que les malades furent amenés au Christ lorsque le soir était venu. Cela peut indiquer que les gens craignaient de venir à la lumière du jour. Mais cela peut aussi témoigner du fait que tout cela se passait un sabbat, et que les gens venaient aussitôt après la fin du repos sabbatique, sans perdre une minute.

Remarquons que la belle-mère de Pierre, une fois guérie, se mit aussitôt à servir ; ainsi, elle ne reprit pas seulement ses occupations habituelles de la maison, mais se mit aussi, à sa manière coutumière, à servir le Christ. Nous ne trouvons nulle part ailleurs de mention d’elle, et il n’est dit nulle part que le Christ l’ait envoyée à quelque service particulier. Mais on peut servir le Christ en tout lieu, au milieu des occupations habituelles.

Mais ceux qui veulent être auprès de Lui, Il les place devant la réalité des difficultés. Au scribe qui promet de suivre le Christ partout où Il ira, Jésus annonce les difficultés et dit qu’il ne faut pas compter sur le confort. Une telle réponse se comprend. En revanche, la réponse faite à un autre disciple, qui veut ensevelir son père, suscite l’étonnement. Mais ici aussi, grâce aux commentateurs qui connaissent les coutumes anciennes, nous pouvons comprendre que le père du disciple est vivant ; cela signifie donc que le disciple s’apprête à rester des années à la maison, sans suivre le Christ.

Pourtant, il est impossible d’éluder indéfiniment le choix de suivre ou non le Christ.