RÉFLEXIONS pour Mt 7:1-5
La poutre et le brin de paille sont des objets de même nature, mais d’un « ordre » différent. Et l’on peut croire que la poutre dans l’œil, à cause de sa taille, empêche absolument de voir quoi que ce soit. Mais le fait est justement que celui qui la porte dans son œil n’est aveugle que par rapport à lui-même. Par rapport aux autres, elle fonctionne comme une loupe qui aide à distinguer les moindres fautes d’autrui. Et c’est alors que naît le désir d’aider l’autre à se débarrasser de son brin de paille (voir Mt 7:4).
Pourtant, un malade atteint d’une forme grave d’une maladie ne peut pas en guérir un autre atteint de cette même maladie, même seulement à son début. En outre, avec un tel « grossisseur », il n’est pas difficile de se tromper de taille et de préparer une scie au lieu d’un scalpel…
Et seul un homme déjà guéri, passé par la douleur de la guérison (car lorsque Quelqu’un t’enlève une poutre de l’œil, cela fait mal), peut aider un autre. C’est précisément pourquoi le Christ dit : « Ôte d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter le brin de paille de l’œil de ton frère » (Mt 7:5).
