RÉFLEXIONS pour Jn 12:19-36
Les Grecs, venus vers Jésus, demandent l'aide de Philippe. Et celui-ci, pour une raison quelconque, va vers André. Il est peu vraisemblable que l'apôtre ait eu peur d'aller lui-même vers le Maître. Il est tout aussi peu vraisemblable qu'André ait été le secrétaire personnel du Christ, chargé de l'emploi du temps du Maître. Il s'agit de tout autre chose.
Quelque chose d'inhabituel se produit. Pour la première fois sont mentionnés d'autres peuples qui répondent à la prédication de Jésus, même s'ils croient au même Dieu que les Juifs. La communauté des disciples du Christ se trouve face à quelque chose de nouveau. C'est pourquoi Philippe se comporte de façon très naturelle: il ne se hâte pas d'agir seul. Jésus envoyait les apôtres prêcher non pas un par un, mais deux par deux (voir Mc 6:7).
Qui sait, peut-être Philippe est-il allé vers André précisément parce qu'il était avec lui «en binôme»? De plus, Philippe se souvient sûrement de ce que le Christ avait dit: «Là où deux ou trois sont réunis en Mon nom, Je suis au milieu d'eux» (Mt 18:20).
Le Seigneur fonde ainsi l'Église: non pas des croyants isolés, mais des disciples qui viennent ensemble vers Lui. Lorsque nous ne comprenons pas quoi faire, lorsque nous voulons connaître la volonté de Dieu, il ne nous faut pas nous appuyer exclusivement sur la manière dont nous l'entendons nous-mêmes. Dieu nous a donné Son Église pour nous aider: Il nous a donné des anciens, Il nous a donné des frères et des soeurs avec lesquels nous pouvons nous adresser à Lui ensemble. Et ainsi s'accomplit Sa parole: «Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par Mon Père qui est aux cieux» (Mt 18:19).
