RÉFLEXIONS pour Ap 21:4
La fin des temps apparaît aujourd'hui à beaucoup comme une catastrophe définitive, après laquelle, s'il reste quelque chose, cela ne sera certainement plus propre à aucune vie. Le mot même « apocalypse » en est venu à désigner le commencement de quelque chose d'horrible, et en même temps d'infini et sans issue. Or Jean, lui, parle d'autre chose.
Il parle d'une époque nouvelle et d'un monde renouvelé par le souffle de Dieu. D'un ciel nouveau et d'une terre nouvelle. Et ce monde nouveau n'apparaît pas quelque part dans les lointains cosmiques, sur une autre planète ou dans une autre dimension, mais ici, sur notre terre, près de nous et autour de nous. La nature ne disparaît pas ; elle change, acquiert une qualité nouvelle, commence à fonctionner selon d'autres lois.
L'une des conséquences de ce fonctionnement transformé est que ni la maladie ni la mort n'auront plus de place dans le monde renouvelé. Rien d'étonnant à cela : la nature humaine, elle aussi, change. Elle est renouvelée. Et le sens principal des changements qui se produisent consiste en ceci : cette nature renouvelée n'est plus soumise au mal. Dans la vie spirituelle, le mal se manifeste comme péché ; dans la vie naturelle, comme entropie. Ni l'un ni l'autre n'ont de place dans le monde renouvelé. Mais s'il en est ainsi, il ne peut y avoir en lui de place ni pour les maladies ni pour la mort. Car l'une et l'autre sont précisément des exemples typiques du triomphe de l'entropie, de la désagrégation, de la dégradation.
Bien sûr, lorsqu'il s'agit de l'homme, il faut parler non seulement de nature, mais aussi d'esprit. L'homme est le seul être de la nature dont la vie est déterminée non par la composante naturelle, mais par la composante spirituelle. Même dans son état actuel, l'homme, en tant qu'être naturel, dépend fortement de son état spirituel. Et dans la qualité nouvelle, après la transfiguration de la nature humaine, cette dépendance devient encore plus forte.
Désormais, l'état physique de l'homme est entièrement déterminé par son état spirituel. Et l'état spirituel de l'homme qui vit dans le Royaume est, par définition, plénier. Autrement dit, il vit d'une vie pleine. De la vie du Royaume dans toute sa plénitude. Par conséquent, la vie physique d'un tel homme sur la terre nouvelle sous le ciel nouveau sera elle aussi, par définition, plénière. Sans maladies ni mort. Dans toute sa plénitude.
