RÉFLEXIONS pour Mc 8:27-9:1 — le 5 avril 2025

RÉFLEXIONS pour Mc 8:27-9:1

La confession de Pierre est un moment très important dans tout l'Évangile, car on y voit une manifestation étonnante du Saint-Esprit, qui descend sur un homme et parle par sa bouche. Mais malgré toute l'inspiration divine de cette scène, elle est en même temps étonnamment humaine, étonnamment vivante. Elle ressemble à un élan du cœur. Et pourtant ce ne pouvait pas être seulement un élan du cœur, car ce sont les paroles sur lesquelles l'Église est édifiée. C'est une Révélation.

Dans la culture biblique, nous sommes habitués à des révélations d'un tout autre genre, complexes, pleines de symboles. Et pourtant les paroles brèves et simples de la confession de Pierre sont aussi une révélation, une sorte d'apocalypse, car dans les mots: Tu es le Christ, il y a la reconnaissance que ce qui se passe autour est la fin, l'accomplissement des temps. Car le voici, lui, le commencement et la fin, l'Alpha et l'Oméga.

La signification particulière de ce texte se voit aussi au fait que ces paroles, devenues prière, retentissent au moment le plus tremblant de la Liturgie. «Quand, à la fin de la Liturgie, le prêtre sort des portes royales avec le saint Calice, nous tous ensemble, les clercs et les laïcs participant à l'office, lisons la prière composée au IVe siècle par Jean Chrysostome: «Je crois, Seigneur, et je confesse que tu es en vérité le Christ, le Fils du Dieu vivant, venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier...»», comme l'écrit le prêtre Gueorgui Tchistiakov dans son livre «Au-dessus des lignes du Nouveau Testament».