RÉFLEXIONS pour Lc 15:3-7
Nous avons devant nous une nouvelle confirmation du fait que nous ne vivons pas du tout à la même époque que Jésus… Pour décrire la joie au ciel au sujet d’un pécheur qui se repent, Il choisit la forme de récit qui nous est déjà familière — la parabole. Et voici que nous entendons Ses paroles adressées aux gens assis autour de Lui : « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? » (Lc 15,4).
Que penserait une personne moderne en réponse à cette question ? Premièrement, plus de la moitié des habitants du globe remarqueraient aussitôt qu’ils n’ont pas de brebis. Et deuxièmement, nous essayons d’appeler la logique à notre aide. Or elle s’oppose absolument à ce qu’on laisse quatre-vingt-dix-neuf brebis dans le désert, où il ne leur en coûterait rien de se perdre ou d’être dévorées par les loups, pour aller chercher une seule brebis stupide. De plus, elle a peut-être déjà été attrapée depuis longtemps par ces mêmes loups… Bref, le risque est trop grand, et « le jeu n’en vaut pas la chandelle ».
Mais justement, nous ne sommes pas le Seigneur. Et gloire à Lui pour cela ! Lui seul a assez de foi en l’homme, d’espérance et de miséricorde pour sauver ceux qui se sont égarés. Et Lui seul nous fait assez confiance pour nous combler de la liberté des fils et des filles de Dieu. Ce qui veut dire nous laisser pour un temps seuls, si cela est nécessaire…
