RÉFLEXIONS pour Is 2:4 — le 18 mars 2025

RÉFLEXIONS pour Is 2:4

Comme l’amour et la haine, la bienveillance et l’hostilité, la bonté et la méchanceté, l’esprit de paix et l’esprit de guerre cohabitent facilement en l’homme. Nous trouvons même cela « naturel » : il est normal de bien traiter les « nôtres » et mal les « étrangers ». Ainsi, pour Israël aussi, les autres peuples sont des étrangers, et la guerre contre eux est naturelle.

Mais le prophète Isaïe dit qu’un temps viendra où Dieu, qui a choisi le peuple d’Israël, sera reconnu aussi par les autres peuples ; alors il ne restera plus d’« étrangers », parce que tous deviendront « les siens » pour Dieu, et donc les uns pour les autres. Alors il n’y aura qu’un seul état « naturel », pour l’homme comme pour l’humanité : la paix. La paix non pas seulement comme absence de guerre, mais comme l’ordre entier et harmonieux de la personne humaine qui s’éveille à des relations positives avec les autres, et comme l’existence tout aussi créatrice, active et féconde de toute l’humanité dans son ensemble.

Mais il faut avant tout s’arracher au stéréotype orgueilleux de la « lutte pour la paix », de l’organisation de la paix selon nos propres représentations, et recevoir humblement une autre manière de vivre et d’agir : « l’acquisition de l’Esprit de paix ».