RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour Dt 30:19-20

Ces paroles du Deutéronome, écrites au plus tard en 620 av. J.-C., mais prononcées bien plus tôt, sont l’une des révélations les plus lumineuses sur la liberté de l’homme. Ici, la Parole de Dieu nous dit que la liberté consiste dans la réalité du choix que Dieu nous propose. Il nous est donné le droit de choisir et de porter la responsabilité de notre choix. C’est une révélation effrayante, parce que le choix proposé est difficile, et parfois même au-dessus de nos forces. Car, en choisissant la vie, nous choisissons aussi un mode de vie ; en choisissant la mort, nous pensons choisir ce qui nous paraît bon à l’instant même. Mais c’est aussi une révélation très joyeuse, parce qu’aucun de nous n’est capable de vivre sans cette liberté.

Mais ces paroles contiennent aussi une révélation capitale sur l’amour du Créateur. Dans ce choix difficile et responsable qui nous accompagne à chaque minute, Dieu ne nous laisse pas seuls. « Choisis la vie ! » — à travers les siècles résonne la voix de Dieu, qui nous appelle au salut. La volonté de Dieu est que nous choisissions la vie ; « Je ne veux pas la mort du pécheur », dira le Seigneur par le prophète Ézéchiel.

Et nous lisons encore, dans ces deux versets, une révélation exceptionnelle. Les stéréotypes de notre culture nous poussent à penser que la vie est une notion physiologique. « Mode d’existence des corps protéiques » et « métabolisme » — voilà les phrases clés que nous avons tous entendues à l’école à propos de la vie. Mais en réalité, la vie n’est pas du tout cela. La vie de l’homme, dit Dieu qui nous a créés, consiste à demeurer, à vivre au sens physiologique, à aimer Dieu, à Lui obéir et, surtout, à s’attacher à Lui. L’aspiration à l’unité avec Dieu, voilà le sens fondamental de la vie comme de la foi. On ne peut manquer de remarquer que le verbe « s’attacher » est rarement utilisé dans la Bible ; l’homme est appelé à s’attacher à Dieu et à sa femme. Il s’agit évidemment de choses différentes ; mais il est important de comprendre que, dans l’un comme dans l’autre cas, il est question du degré d’unité avec l’autre le plus élevé que puisse atteindre une personne.