RÉFLEXIONS pour Jb 14:1-3
Ici, nous pouvons aussi nous rappeler les paroles évangéliques sur la beauté tout aussi éphémère des lis des champs, qui sert d’argument en faveur de la sollicitude de Dieu pour les hommes : « si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne le fera-t-Il pas à plus forte raison pour vous, gens de peu de foi »Mt 6:28-30. Job ne voit aucune issue à la situation dans laquelle il se trouve, et cela ne concerne plus seulement sa situation personnelle. Les malheurs de Job ont aiguisé en lui le sentiment du tragique insupportable de l’existence, et il revient sans cesse à l’idée qu’il serait souhaitable que l’existence terrestre prenne fin, avec les souffrances qu’elle comporte. Job ne peut plus penser à rien d’autre ; il n’est plus que douleur,sa chair souffre sur lui, et son âme souffre en lui.
L’acceptation de la vie est inséparable de l’acceptation de Celui qui donne la vie. Or Job, sous nos yeux, perd sa confiance en Lui. Mais Job ne regarde pas au-delà de la vie terrestre, et la vie elle-même lui paraît si insupportable qu’elle lui semble également sans espérance des deux côtés de la frontière de la mort. C’est un moment terrible pour tout homme privé de la Révélation du Christ crucifié et ressuscité.
