RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour He 4:12-16

En revenant à l'image du Messie-Grand Prêtre, l'auteur de l'épître ne la sépare pas des représentations de la Torah vivante qui étaient alors largement répandues aussi bien dans le milieu juif que dans le milieu chrétien. C'est précisément Jésus qui devient pour lui cette Torah vivante; Son sacerdoce suprême tient à ce qu'Il a réussi ce que personne n'avait encore réussi avant Lui: réaliser l'idéal demeuré auparavant inaccessible. Pour devenir Torah vivante, il fallait que l'homme se libère entièrement du péché tout en restant homme et sans se transformer en quelque être incorporel. Et Jésus fut, dans l'histoire de l'humanité, le premier et l'unique à qui cela réussit (v. 15).

On ne trompe pas un tel Maître: car la Torah vivante est la parole de Dieu incarnée; Son action sur l'homme touche les profondeurs de l'être humain où se rencontrent sa composante spirituelle («l'esprit») et sa composante naturelle («l'âme») (v. 12). Il est tout aussi impossible de se cacher de Lui que de se mettre à l'abri de Dieu ou de Lui dissimuler quoi que ce soit (v. 13). Mais ce Messie-Grand Prêtre porte en Lui toute la plénitude de la grâce du Royaume qu'Il a apporté au monde, donnant à tout fidèle la possibilité d'y participer (v. 16). La Torah vivante, la parole de Dieu incarnée, l'Homme qui porte en Lui toute la plénitude du Royaume et donc la plénitude de Dieu: tel est le Messie que voit l'auteur de l'épître, celui qu'il appelle le nouveau Grand Prêtre, le Grand Prêtre du Royaume.