RÉFLEXIONS pour Is 40:1-11
Par le prophète Isaïe, le Seigneur appelle à consoler le peuple, mais Il laisse les 99 brebis dans les montagnes pour une seule égarée. Le Seigneur «vient avec puissance, et Son bras exerce l'autorité», mais Il prend les agneaux dans Ses bras et les porte sur Son sein.
Ce ne sont pas des contradictions, même s'il peut sembler que la communauté ne va pas de pair avec l'individualité, ni la force avec la tendresse. Mais le Seigneur paît tout le troupeau, l'Église; tout entière, elle est Son corps. Et en même temps Il est mort pour chacun de nous; et même s'il ne restait sur la terre qu'un seul homme, le Seigneur mourrait tout de même pour lui sur la Croix et, en mourant, le regarderait avec amour et tendresse.
Le Seigneur vainc nos ennemis d'une main forte, mais c'est Lui aussi qui nous soutient si nous trébuchons et qui nous porte dans Ses bras si nous n'avons plus la force de marcher. Mais le plus étonnant, c'est que nous sommes Ses enfants, et qu'Il nous appelle à la même chose. Être forts dans la faiblesse, soutenir, consoler et fortifier les faibles, et permettre humblement d'être consolés dans la faiblesse et la tristesse; vivre ensemble, nous aimer les uns les autres, être l'unique Corps du Christ, l'Église, et répondre personnellement de nous-mêmes devant Dieu, nous tenir fermement devant Lui dans notre individualité, nous efforcer de redevenir tels qu'Il nous a créés.
