RÉFLEXIONS pour 1Jn 3:21
La question de ce qui est péché et de ce qui ne l'est pas devient centrale pour tout homme religieux. De quels critères peut-on se guider dans ce cas? La Bible nous propose les commandements et une multitude d'interprétations très diverses.
Au fond, tous les livres bibliques sont liés d'une manière ou d'une autre à la question de l'observance, ou de la violation, des commandements donnés par Dieu. Mais on peut se rapporter à leur observance de différentes manières. On peut se guider par des critères extérieurs, comme le fait d'ordinaire la majorité des croyants. Dans ce cas, beaucoup dépend de la manière de comprendre tel ou tel commandement, de la manière de l'interpréter. Que faut-il, par exemple, considérer ou ne pas considérer comme meurtre, vol, débauche, blasphème?
Le Décalogue interdit déjà tout cela. Mais il y a eu et il y a une multitude de variantes d'interprétation des commandements du Décalogue. Avant tout parce que tous les interprètes les ont analysés d'une manière ou d'une autre de l'extérieur, comme de côté, cherchant à établir une fois pour toutes des règles et des lois données. La Bible elle-même réfute une telle approche. L'Ancien Testament déjà nous propose au moins deux variantes de législation fondées sur le Décalogue. Et elles ne coïncident pas en tout. Ainsi la Bible nous dit pour ainsi dire: ne cherchez pas l'interprétation unique, juste et seule possible; elle n'existe pas. L'accomplissement des commandements dépend du lieu et du temps.
Seule est inébranlable la volonté de Dieu, ces intentions de Dieu qui se tiennent derrière chacun des commandements du Décalogue. Le comportement de l'homme, lui, peut être différent selon les situations. La législation vétérotestamentaire n'est qu'un exemple de la manière dont on peut et doit appliquer les commandements dans la vie réelle. Il aurait pu y avoir plus d'exemples. Et pour ne pas se perdre, les commandements de Dieu doivent devenir pour l'homme un impératif spirituel intérieur. Ce que l'on appelait aux temps évangéliques la Torah intérieure.
Ses commandements, comme le disait Jérémie, ne sont pas gravés sur des pierres, mais écrits dans le cœur de l'homme. Alors chaque situation sera perçue par l'homme à travers le prisme de cette Torah intérieure. Et l'on pourra se fier à son cœur en ce qui concerne le péché ou son absence. Si le cœur, conduit par la Torah intérieure, ne condamne pas l'homme, alors il peut s'adresser à Dieu avec paix. Un tel homme, bien sûr, n'est pas sans péché, mais il peut dire d'un cœur pur à lui-même et à Dieu: pour lutter contre mon péché, j'ai fait tout ce que je pouvais.
