RÉFLEXIONS pour Jn 5:1-24 — le 27 novembre 2024

RÉFLEXIONS pour Jn 5:1-24

La lecture d'aujourd'hui nous ramène au thème du Royaume dans le contexte de l'observance des normes et des règles religieuses. Elle commence par le récit de la guérison, par Jésus, d'un homme qui l'attendait depuis de longues années (v. 1–15). Il attendait un miracle, cherchait depuis des décennies, sans la trouver, l'occasion de descendre dans la piscine (v. 5–7), et il a reçu davantage : la vie du Royaume dans toute sa plénitude. Une fois encore, nous ne voyons aucun miracle spectaculaire : l'homme guéri se lève simplement, prend le lit pliant, le « lit », sur lequel il était resté couché trente-huit ans, et s'éloigne, en bonne santé, de la piscine où il n'a finalement pas eu à se laver (v. 8–9). En chemin, il suscite la réprobation des défenseurs zélés des normes et des règles de la religion juive : la scène se déroule un jour de shabbat, où il est interdit au Juif croyant de porter des charges ! Aux yeux des pharisiens qui l'entouraient, le lit pliant entre les mains de l'homme guéri était une chose absolument inadmissible le jour du shabbat (v. 10). Quand ils apprennent que Jésus est à l'origine de tout cela, leur indignation se tourne naturellement contre Lui (v. 11–16). Pour Jésus, en revanche, tout ce qui s'est passé à la piscine était un témoignage du Royaume de Son Père céleste, ce qu'Il dit directement à Ses accusateurs (v. 17–24). Manifestement, Il ne Se sépare pas du Père et ne voit dans Ses actes que l'expression et l'incarnation de l'action de Dieu (v. 17). Ceux qui L'écoutaient L'ont compris exactement ainsi, et il n'est pas étonnant que Ses paroles aient suscité chez eux une colère plus grande encore : cet Homme qu'ils ne connaissent pas prétend apparemment à rien de moins qu'à l'égalité avec Dieu (v. 18) ! Mais Jésus ne pouvait pas ne pas témoigner de ce qui était pour Lui la réalité indubitable de Sa propre vie : Il vivait réellement dans le Royaume et en portait en Lui toute la plénitude, et le Père Lui avait confié ce qu'Il n'avait jamais confié à personne : apporter le Royaume dans le monde et l'ouvrir à quiconque voudrait y entrer (v. 19–20). Ainsi, celui qui accueille le Fils est affranchi du Jugement dernier, car celui qui est entré dans le Royaume est déjà libéré du pouvoir du mal et du péché qui imprègnent le monde non encore transfiguré (v. 22–24). Ce témoignage était éclatant et bouleversant ; un tel témoignage ne peut qu'être accueilli avec joie ou rejeté avec indignation. Une seule chose est impossible : fermer les yeux, rester indifférent, faire comme si rien ne s'était passé. Cela concerne d'abord les personnes religieuses : pour elles, la question de Dieu et de la manière de vivre selon la loi qu'Il a donnée est centrale, tout comme elle l'est pour ceux qui cherchent le Royaume. Mais les réponses apportées par la religion ne coïncidaient manifestement pas toujours, ni en tous points, avec celles de Celui qui avait apporté le Royaume dans le monde. Voilà pourquoi chacun de ceux qui entendaient le témoignage de Jésus se trouvait devant un choix dont dépendait toute la suite de sa vie.